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Safara
est un mot magnifique désignant des aventures lointaines au sein
de la beauté du monde.
Ce mot
arabe se traduit par le verbe "voyager"
J'exhibe sur ce site, des photos mémoires d'instants offerts
lors de mon immersion au sein de l'altérité et de la beauté
de notre planète.
Des textes
tirés de mes carnets de voyage, sont le témoignage d'un
autre que j'ai été.
La poésie
est seule capable de revenir ces moments passés, témoin
de ce que je suis seulement aujourd'hui.
Safara, c'est surtout une démarche à la recherche de soi-même.
Safara, c'est s'immerger au milieu d'espaces où l'homme confronté
à son éphémère et à son insignifiance,
trouve une grandeur lui permettant de continuer d'avancer.
Ces pays et ces gens
auteurs de mes rêves :
La Mauritanie
me verra errer en décembre 2003, victime de l'attrait du désert
de sable, sur les traces de Théodore Monod.
J'y ai
retrouvé les sensations des déserts froids et inhospitaliers,
mais surtout le contact avec des hommes qui vivent de rien, et s'en
accommodent.
J'y suis
retourné en février 2007 afin de rencontrer plus particulièrement
la culture et les hommes du sud à Boghé, à la frontière
du Sénégal et de l'afrique noire.
La Tunisie
avec la taversée du Grand Erg Oriental

m'offre ma première
immersion dans le grand froid du Sahara
J'en ramène des photographies inoubliables du givre batifolant
avec le sable des dunes.
Peu d'homme ici à part nos chameliers danseurs et chanteurs.
A VENIR

J'ai effectué
4 voyages au Maroc, en 4L, à pied,
avec des mules et des chameaux.
Les berbères m'ont donné le sens de la vie simple : je
m'y suis senti barbare.
Ce pays
est désigné par l'icône
Il offre
3 séries de photos:
Tour du maroc
Hauts plateaux de l'Atlas
Jebel Sahro, Jebel bani et Dunes du grand sud
Une petite traversé
de l'Inde de Delhi à Bénarès.
Une grande claque bénéfique avec cette civilisation qui
a été un rite de passage.

Le but de ce voyage en
1983, était de me confronter aux confins de Katmandu, nom mythique
du Népal, sur la route du camp de
base de l'Anapurna.

L'été 1987
me fera découvrir une île aux contrastes saisissants l'Islande.

Feu, glace et eau s'y marient.
Une rencontre inestimable avec l'écologie et le pays des écrivains.
L'attrait du Grand Nord
me fera découvrir le Groenland en
1995, lors d'un raid en kayak au sein d'un environnement où l'homme
est absent.

C'est mon premier désert,
où la beauté et la fragilité de la vie renforce
les liens humains.
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"Ce réveil de notre planète,
j'y ai assisté par la suite à bien des endroits différents.
Au sommet du Mont Blanc, j'ai reçu la première caresse
du soleil - et j'étais tout à coup embrasé, comme
si je flambais moi-même dans la lumière froide de l'altitude.
Plus tard, j'ai connu les levers de soleil sur les grands regs sahariens,
cette apparition magique du disque solaire en son entier sur l'immensité
plane des sables gris de nuit. Là également, il n'y
avait pas de transitions; on sortait des ténèbres, on
était pénétré de lumières.Plus
tard encore, j'ai vu rebondir le disque rouge orangé du soleil
sur la banquise du Pôle : un soleil sans chaleur, qui en plusieurs
sauts s'élevait péniblement dans un ciel oblique et
continuait , alangui, sa longue marche de l'été. Etais-je
endurci ?..."
Roger Frison Roche
"Le versant du Soleil"
Je suis parti bien loin
au sein des galaxies
vaincre les altitudes
des montagnes hautaines
vagabonder sur le Tassili
louvoyant dans les dunes
slalomer entre les icebergs
surfant les océans
Je suis parti si loin
Je suis parti ailleurs
fuyant moment présent
au risque des brisants
marchant, toujours fuyant
ces instants blessants
au rythme des jusants
Je suis parti d'ailleurs
J'ai si souvent dansé
sur les crêtes surplombantes
sous les vagues déferlantes
sur les sables mouvants
sous les crevasses glaçantes
avec le vent assourdissant
J'ai si souvent erré
A force de marcher au
loin
je n'ai trouvé rien d'autre
dans mon bagage usé
qu'une absence, nul apôtre
Je me suis retrouvé
échappant aux nuées
tel l'être que je suis
tel l'être que je fuit
A force d'aller au loin
Et toi ami sincère
tu me dévoiles un même élan
jetant au loin tes repères
Tu iras si loin pauvre hère
que le vide de ta présence
me poussera à rechercher
allant au loin de moi
poussant tout comme toi
ces moments défunts
à nous trouver au sein du rien
Je ne puis faire autrement
que chercher toujours cet ailleurs
aller sur tes traces
et combler des miennes
cette recherche de soi-même
aller bien au delà des mots et de moi
à la recherche d'un toit
Philippe Raimond le 4 novembre 2003
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