Mauritanie

2003

 

Chinguetti

Septième jour

Dimanche 7 décembre 2003

 

la grande mosquée

 

la ville engloutie par les sables

Réveil tardif à 8h30. J'ai bien dormi grâce à l'épais matelas. Le mal de hanche m'a laissé tranquille cette nuit.

Un petit tour "à la ville" relativement tôt alors que les marchands ambulants ne sont pas encore sortis. C'est jour de marché, les photos sont interdites : les gardiens de mosquée nous guettent d'un mauvais œil.
Le marché est typique, les touristes rares.

Vente de luzerne pour les chèvres, des ingrédients pour le couscous, carotte à l'unité, pain, fleurs d'hibiscus sèches )dont on fait une excellente boisson que nous avons dégustée à notre arrivée à Atar), patates douces, dattes que j'achète (excellent aliment énergétique pour le trek), poissons séchés et l'incontournable boucherie où se vendent les viandes de mouton et de chameau (souvent vendu par un maure en manque d'argent). Les mouches sont aussi nombreuses que les odeurs sont fortes.

Les chasseurs de touristes sont malheureusement là pour rendre ce paysage traditionnel désagréable :L'islam devrait mettre hors du temple ces marchands qui pullulent et rendent le séjour désagréable

Jean Pierre nous montre son expérience concernant le marchandage. Il est rapidement connu de tout Chinguetti. Sa maîtrise de l'arabe et du commerce l'avantagent sérieusement.

Je tente un troc :ma paire d'Addidas contre un Awalé (que le vendeur me proposait pour 8000 ouguiya ! (30 €)
Il est aussi intraitable que moi. Je préfère donc en rester là, cette paire de tennis fera le bonheur d'un des chameliers qui marche avec moi depuis une semaine.

Je passe au retour de cette petite visite par l'extérieur de la ville avec Emmanuel afin de prendre en photo les ruines et quelque portes magnifiques d'érosion.: un petit cimetière montre ses pierres plates plantées, certaines portant des calligraphies. Ce cimetière est identique au pays : naturel, calme et modeste.

Les gens sont moins intrusifs, ils n'ont rien à vendre.

Le ciel est toujours couvert avec une petite éclaircie vers 10 h. A 11h30 de gros nuages chargés de sable jaune annoncent le pire : il se met à pleuvoir. Nous seront donc bloqué au gîte.

Séquence courrier bien que la poste soit fermée. Ce dernier ne partira donc que dans la prochaine ville dans une semaine. Il arrivera après moi.

Le soir, encore du chameau, viande fade et caoutchouteuse, mais cette fois ci avec du couscous. Ce midi nous avons eu du mafé au chameau, hier soir c'était du riz au chameau. On rêve d'un beau steak tendre et bleu!

Un groupe de 6 personnes arrivent afin de débuter le trek vers Tergit .

La nuit sera toujours pluvieuse, agrémentée du bramement des ânes, les cris des moutons, des chèvres et quelque blatèrements de chameau. Un moustique viendra nous titiller toute la nuit.

de vieilles pierres

la porte de la mosquée

 

La banlieu et ses autochtones

Rue traditionnelle

Curiosités Caprines : le soutien-gorge & la minerve

 


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